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 Elle danse

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Farouche
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MessageSujet: Elle danse   Mer 10 Sep - 1:36

Le dernier post de Constance ("de la limite" de Margo) m'a donné envie de vous faire réagir à ça :


Elle danse.
Elle ne cherche pas à être gracieuse, légère, délicate, à offrir une image esthétisante du corps, non.
Elle traduit la musique.
Son corps devient instrument, malléable, docile.
Elle peut le tordre, l’agiter de soubresauts, le faire onduler ou bouger par saccades. Il devient objet mécanique au service de la pensée de la musique.
Elle ne réfléchit pas.
Au contraire. Il faut cesser de penser. Et ne rien ressentir de ce corps qui souffre. Les muscles brûlent, les tendons s’étirent vers le point de rupture, les os craquent. Aucune importance.
La danseuse le sait : la douleur fait partie intégrante de la danse. Elle est négligeable, ou plutôt elle est différée. Elle aura mal, oui, mais plus tard.
En cet instant, elle est le vecteur que choisissent les notes pour se faire image et mouvement. En cela, elle trouve un plaisir intense, ineffable. Une jouissance au-delà des mots, celle qui naît de la symbiose. De l’unité retrouvée.
Quand le temps est aboli, que l’espace est sien, que la musique l’habite, que son corps obéit à des ordres muets, tout alors ne fait qu’un. Le temps de la danse.
Elle oublie le public, elle oublie la performance, la technique, les lumières. Elle laisse de côté sa vie avec ses problèmes et ses questions. Plus rien ne compte que la liberté.

Est-ce cher payer tant d’effort pour un moment d’éternité ?
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filo
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MessageSujet: Re: Elle danse   Mer 10 Sep - 13:37

Farouche a écrit:
Elle traduit la musique.
Oui ! I love you




Si je puis me permettre :
Citation :
Le Prince Mahasara avait convié tous les hommes de sa cour pour cette après-midi. Il tenait à leur présenter sa dernière acquisition, une esclave, une étrangère qui avait bravé son maître pour oser adresser la parole à un seigneur inconnu afin de sauver une jeune fille. Une insoumise au regard de feu, belle comme une déesse, souple comme un animal, aux cheveux roux et à la peau claire. Elle dansait d’une manière inédite et sensuelle, et sa maîtrise de l’art de l’amour ne faisait aucun doute. “Vous allez assister à une danse différente, exotique, exécutée par une lionne faite femme venue de l’Occident!” leur avait-il dit.
Lorsque tous les tapis et les coussins furent occupés, une collation fut servie, principalement des gâteaux aux fleurs de chanvre, au miel et aux fruits secs, accompagnés de lait aux épices.
Les trois musiciens arrivèrent en milieu d’après-midi, un retard dû à l’excès de zèle de deux gardes chargés de l’entrée du palais qui n’avaient pas été prévenus de leur arrivée. Le Prince ordonna aussitôt une enquête et le châtiment des responsables. Les artistes durent s’accorder sur place en raison de ce retard, avec l’accord du Prince qui les en pria, ce qui ne se faisait jamais d’ordinaire ; un musicien se présente prêt ou ne se présente pas. Mais le Prince était dans un bon jour, il était impatient de revoir la mystérieuse étrangère, de l’admirer danser. Peut-être allait-elle, comme à la foire, le choisir de son regard.

Les musiciens commencèrent dès qu’ils furent prêts. Un rythme lent mais enjoué, d’attente contenue, en sept temps, sur lequel s’installait peu à peu un mode très ouvert. Un thème de milieu de journée, particulièrement adapté à l’état d’esprit du Prince, joué par un des meilleurs flûtistes de l’empire sur une flûte en or. L’étrangère ne devait pas être loin derrière. Elle déciderait elle seule du moment où elle ferait son entrée, lorsque la musique l’inspirerait. Le Prince souhaitait que cette attente ne dure pas. Il arrivait que la danseuse reste en coulisse et ne sorte jamais, si la musique ne lui convenait pas. Dans ce cas les musiciens étaient châtiés.
A sa grande surprise, elle fit son entrée dès la première pièce de musique, après seulement cinq minutes d’introduction. Décidément, elle n’avait pas froid aux yeux ! À moins qu’elle ignorât l’usage.
Il vit d’abord sa silhouette s’avancer lentement entre deux tentures. Entièrement cachée sous un voile qui la recouvrait de la tête aux pieds.
Elle joue le mystère! se dit-il. Le vieux flûtiste s’accorda sur cette entrée subreptice.
Volutes de mains sous le voile, de plus en plus haut.
Volutes de notes, en spirales sur la gamme ascendante.
Mouvements circulaires des hanches, de plus en plus larges.
Microtons balançant avant et après les notes.
Le voile se lève et tombe, comme à regret.
Montée à l’octave aigu et retour pentatonique au grave.

A la chute du voile, le Prince put enfin voir les yeux, seulement les yeux ocre-orange, car un autre voile cachait le visage en dessous. Un maquillage qu’il n’avait jamais vu entourait les yeux, des arabesques noires serpentant jusqu’aux tempes.
Le flûtiste traduisait chacun des mouvements de la danseuse, et celle-ci, inspirée par la musique, réagissait en harmonie avec elle, de sorte qu’une émotion homogène s’empara de l’atmosphère de la pièce.

Un homme vint déposer des bougies à l’avant de la piste, devant les hommes assis, car le jour déclinait. La danseuse s’approcha des frêles lueurs, fléchissant ses jambes, écartant les bras, puis elle avança la tête, les yeux grands ouverts pour mieux regarder l’assistance. Les jeux d’ombres, les mouvements de ses seins sous les voiles, et ce regard illuminé par les chandelles, tout cela acheva d’envoûter le cœur du Prince et de ses invités. La percussion s’intensifia, et le voile s’écarta du visage, libérant la bouche entrouverte, souriante, coquine. Mais en un tournoiement harmonieux et léger, la danseuse regagna le fond de la piste dans l’ombre, et commença à raconter une histoire.
Un conte sans mots, que peut être chacun pouvait interpréter à sa manière ; pour le Prince il était vaguement question de naissance, de printemps, d’astres, de lumière, d’adoration, de détresse, d’amour, de mort... Les cheveux furent libérés, puis le dos. Le temps n’existait plus. Le Prince, définitivement séduit, sentait une émotion tangible à chaque fois que le regard de la danseuse croisait le sien. Elle l’avait élu. Il en était désarmé, fier et honoré à la fois, même s’il s’y attendait.

Depuis combien de temps, dansait-elle à la lumière de ces chandelles, il n’en avait plus aucune idée. Cela pouvait faire des heures. Il faisait nuit dehors lorsqu’elle enleva enfin le dernier bout d’étoffe, un turban qu’elle déroula autour de ses seins fermes et fièrement pointés vers le ciel, le turban couvrait encore le ventre, passait entre les jambes et remontait entre les fesses pour se nouer autour de la taille. C’est par là qu’elle acheva de le dégager, qu’elle le fit glisser de toute sa longueur sur son sexe glabre, puis après quelques arabesques dans l’air, elle le fit tournoyer et se poser devant le Prince.
Elle était complètement nue, le rythme progressif de ses pas avait considérablement accéléré et approchait un paroxysme soutenu par le percussionniste. Tout le monde était fasciné par les décharges d’énergie et d’émotions qu’irradiaient cet être vivant habité par le divin, en proie à sa transe communicative. Elle tournait, tournait sur elle-même, criait même à présent, une note que la flûte s’empressa d’harmoniser, puis elle s’effondra enfin à genoux devant le Prince, tête baissée et mains jointes devant. C’était fini.

Silence. Quelque chose de si intense venait de se passer qu’un temps d’expiration et de réajustement avec la réalité fut nécessaire. Puis une ovation. Des cris, des larmes de joie. Les hommes se levèrent tous en l’acclamant.
Le Prince s’avança vers la femme ruisselante toujours au sol, la tête contre les genoux, puis la prit par la main, la releva et la couvrit d’un des voiles. Elle était épuisée mais souriait. Le Prince fit alors taire l’assistance et parla:
“Cette créature d’Occident mérite notre respect. Elle nous a fait entrevoir la part divine qu’elle recèle dans son art. Devant nous elle fut la messagère des dieux! Comment t’appelles-tu ?
Devant l’incompréhension de la danseuse, le Prince répéta sa question en yskandar.

- Salya, Seigneur.

- D’où viens-tu Salya ?

- Je viens de Pancallie, prêcher la Juste Parole.

- Une esclave prêcheuse ?

- Je ne suis pas une esclave, j’ai été capturée sur mon chemin par Mahun sur les hauts plateaux d’Yskandara.

- En récompense de ton art, je t’accorderai ce que tu me demanderas.
Le Prince regarda tous ses invités, savourant l’effet de sa magnanimité.

- Seigneur, je ne demande rien d’autre que de parcourir librement ton empire pour prêcher ma religion, en compagnie de la jeune Dviji.

- Soit. Désormais, je te déclare affranchie ainsi que ton amie. Vous pourrez circuler en toute quiétude dans tout l’empire védian. Le gouverneur de chaque province t’accordera son aide si tu la lui demandes.”

Le lendemain, jour de Mandi, Salya partit libre, avec Dviji, vers le bout du Monde, là où les montagnes rejoignent le ciel.
Sa mission ne faisait que commencer.

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MessageSujet: Re: Elle danse   Mer 10 Sep - 18:44

Oui, je me souviens, bien sûr... Smile
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MessageSujet: Re: Elle danse   Jeu 11 Sep - 1:14

J'ai un boulot plutôt prenant (plutôt très, en fait), ma chère Farouche, mais une grande partie du temps qui me reste, je le passe à danser.
De repos jusqu'à la fin de la semaine (repos, tu parles !), j'ai donc fais deux cours de danse aujourd'hui : 1h30 d'orientale, 1H30 de bollywood (et voui Filo, je suis conquise !). Autant te dire que LA, je peux te parler de courbatures et de douleurs, en plus il fait si chaud aujourd'hui sur Paris que nous avons dégouliné de sueur...
Je peux aussi te parler du plaisir indicible de vivre au rythme de la musique, tout son corps traduisant cette pulsation en mouvements. Au bout de la fatigue, j'atteinds assez facilement une sorte d'ivresse, une ivresse universelle que tu décris bien dans ton texte.
Je pense d'ailleurs depuis un bout de temps à essayer d'exprimer cela en mots, mais j'ai du mal en ce moment, j'avoue...
Sinon oui, la danse "traduit la musique", exactement.
Cela me rappelle ce que nous dit Leïla Haddad, notre professeur. Le voile n'est pas un accessoire de la danse orientale. Quand on danse avec le voile, c'est la danseuse qui est l'instrument du voile et s'inspire de son mouvement, pas l'inverse (par ailleurs, rien de plus fantasque que nos voiles en soie : leur mouvement est parfois imprévisible, voire erratique, et quand on débute, on se retrouve régulièrement empaqueté dans le tissu comme des momies -crises de fous rires assurées-).
Filo, comment ne pas me rappeler de "La Juste Parole" ? Ce passage en particulier m'avait émue, sans doute parce que j'avais envie d'être la danseuse, et de conquêrir le Prince par ma danse... Smile
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MessageSujet: Re: Elle danse   Jeu 11 Sep - 2:20

Ah oui, voilà... me revoilou... je voulais illustrer mon propos.
Pour avoir une petite idée de quelque chose de vraiment intéressant, des extraits d'une artiste vraiment excellente : Isadora Bushkovski.
Une technique magnifique, beaucoup d'expressivité, et un sens du rythme...
Bref, trois danses :

Facile à voir, en plus sur une musique que j'adore, une danse saïdi avec canne. Danse d'hommes à la base, des bergers de la Haute-Egypte plus exactement, qui utilisaient un bâton pour défendre leur troupeaux contre les animaux sauvages et les bandits. Les femmes ont repris cette technique en l'adoucissant et en remplaçant le bâton par une canne, mais ça reste assez vigoureux ! Les danses saïdi sont des danses rurales, donc très ancrées dans la terre (positions basses et rebonds). Vers la fin, vous avez un joli exemple d'isolation, c'est à dire ne bouger qu'une partie du corps à l'exception de toutes les autres : l'essentiel en oriental, après le sens du rythme évidemment.

http://fr.youtube.com/watch?v=rcSzH_9VzBE&feature=related

Plus difficile à voir, une danse inspirée des danses de transe comme le "zar", j'aime beaucoup la deuxième partie. On se rend compte d'où vient la danse contemporaine, en fait : le parallèle est même saisissant.

http://fr.youtube.com/watch?v=VKL_JUjDi9E

Enfin, pour que vous voyiez ce que l'on peut faire avec un voile quand on maîtrise... remarquez quand même qu'elle se le met dans la margoulette vers 2mn30... ça s'appelle "l'envol du dragon".

http://fr.youtube.com/watch?v=02xBCAeff5E

Je trouve cette danseuse tout à fait délicieuse...
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MessageSujet: Re: Elle danse   Jeu 11 Sep - 12:21

C'est la deuxième que je préfère. La troisième souffre de ce son de batterie qui s'efforce de donner un son moderne, une pêche de techno, dommage.
Pour Bollywood, j'ai su que tu y viendrais dès la première fois que tu l'as évoquée.
La margoulette, je ne sais pas ce que c'est, pas compris.

Pour revenir au texte de Farouche, je trouve que son universalité dépasse la danse même, et ces sensations peuvent se retrouver en amour ou même, pourquoi pas, dans le sport.

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MessageSujet: Re: Elle danse   Jeu 11 Sep - 23:05

La margoulette, mon cher, c'est la figure mais en plus populaire, je traduirais donc par "elle l'a pris dans la gueule" Embarassed
Sinon, pour le Bollywood, "j'ai su que tu y viendrais dès la première fois que tu l'as évoquée", dis-tu ? Mais tu es devin alors, parce même moi je ne pensais pas du tout m'y mettre, et j'y suis allée plutôt avec réticence la première fois, en fait pour accompagner ma soeur.
(comment ça, Filoguru est vraiment un devin ? Ben tiens, ça ne m'étonne pas plus que ça ! Smile )
Je ne suis pas fan des films, même si j'ai regardé avec plaisir "coup de foudre à bollywood" et "la famille indienne".
Quant à la musique, tu m'as fait découvrir des musiques si exceptionnelles dans le répertoire dit "classique", que je ne peux prendre le Bollywood que comme une distraction, de la variété en quelque sorte.
Je trouve très agréables à entendre certaines de ces musiques, d'ailleurs j'ai adoré le spectacle "Bharati". En plus, la prof nous met de superbes morceaux, même si elle mixe avec des choses plus connues en Bollywood, comme ce passage de "Devdas", le film le plus célèbre dans le style, et que je n'ai même pas encore vu ! (je vous mets le lien à la fin)
Mais bien sûr, toute danse moderne a des bases de classique, et le Bollywood est fortement teinté de Katak, ou de Bharata natyam selon ce qu'a étudié le professeur (ou un gros mix de plusieurs danses classiques). Manjula étant avant tout professeur de Bharata natyam, on en retrouve beaucoup dans ce qu'elle enseigne. Cela me rend curieuse, et je compte aussi aller en voir un cours. Sans illusion, parce que c'est le genre de danse qui demande un engagement total et un travail immense... et moi mon truc, après tout, c'est l'orientale !
Mais l'Inde est la mère de tant de choses, y compris de la danse orientale , du moins en partie.
Je remonte à la source...

http://fr.youtube.com/watch?v=dAqDNoGe27Q&mode=related&search=

L'actice est quand même époustouflante de beauté.
Heu, oui, Aishwarya Rai a été Miss Univers, tout de même. Je ne le savais pas, innocente que je suis, vu l'intérêt prodigieux que je porte à ce genre de concours de bestiaux, mais on n'a pas tardé à me l'apprendre.
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MessageSujet: Re: Elle danse   Ven 12 Sep - 10:19

N'oublions pas qu'à l'origine de ce fil, il y a le texte de Farouche !

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MessageSujet: Re: Elle danse   Ven 12 Sep - 12:32

Je viens de relire le texte de Farouche et je continue à buter contre cette phrase :

"Il (le corps) devient objet mécanique au service de la pensée de la musique."

Il me semble que le fait de dissocier: "Elle" du "corps" n'est pas tout à fait juste du moins au moment où "l'acte" à effectivement lieu car, à cet instant -là, il n'y a plus dualité mais manifestion de la présence.

Mais il faut quelquefois toute une vie, voire plus... pour y parvenir!

Quant à "la pensée de la musique", je ne vois pas trop bien de quoi il s'agit.
Si la musique est une entité, "esprit" me semblerait plus approprié.

Je sais, je chipote... déformation professionnelle, sans doute. Smile
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MessageSujet: Re: Elle danse   Ven 12 Sep - 12:56

Citation :
Il me semble que le fait de dissocier: "Elle" du "corps" n'est pas tout à fait juste
Je ne pensais pas à dissocier mais plutôt à associer : "Elle" devient "Le corps". Mais je vois où tu butes

Citation :
Quant à "la pensée de la musique", je ne vois pas trop bien de quoi il s'agit.
Je laisse répondre Victor Hugo, tu veux bien ?
"La musique, c'est du bruit qui pense"
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MessageSujet: Re: Elle danse   Ven 12 Sep - 16:44

"Je crois que dans un mouvement de bras il y a une philosophie. Le corps est pensant. Nietzsche dit que, quand Zarathoustra danse, son esprit est dans le bout de son orteil. Ça veut dire que l'esprit, ce n'est pas uniquement le cortex cérébral, c'est le corps entier. Le corps du danseur est parfois plus intelligent que le corps d'une dactylo." Maurice Béjart.
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MessageSujet: Re: Elle danse   Ven 12 Sep - 18:57

Ce n'est pas très gentil pour les dactylos, mais j'ai peur qu'il n'ait raison....
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MessageSujet: Re: Elle danse   Ven 12 Sep - 23:31

Je m'étale, certes, mais c'est intéressant je trouve qu'un texte suscite des réflexions personnelles. Cela montre qu'il nous pousse à réagir, voilà un des intérêts d'un texte réussi à mon avis...
Sinon, comme Margo, je suis un peu dubitative pour le corps qui devient "un objet mécanique". Je comprends "objet" comme vecteur, donc pas du tout un sens péjoratif. Mais mécanique me choque un peu.
Je dirais plutôt que le corps est le vecteur spirituel d'une pensée musicale.

"Je ne saurais croire qu'en un dieu qui comprendrait la danse" (Nietzche)
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MessageSujet: Re: Elle danse   Sam 13 Sep - 0:48

Je crois que c'est parce que quand tu penses "mécanique" tu penses "machine". D'où une connotation presque péjorative.
Moi je m'attache au sens premier du mot mécanique : qui concerne le mouvement et ses propriétés. C'est toute la différence. Donc objet mécanique = vecteur de mouvement
Nous comprenons-nous mieux à présent ?
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MessageSujet: Re: Elle danse   Sam 13 Sep - 13:02

Oui, mais ç'est encore une fois une vue de l'esprit.
Merci Constance de citer Nietzche... mon bien aimé.
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MessageSujet: Re: Elle danse   Sam 13 Sep - 13:36

Le "mécanique" ne m'avait justement pas autant gêné car non seulement il fait écho avec le mot "musique" facilement, mais aussi je l'avais pris aussitôt dans sa version effectivement étymologique.
Quant à la pensée de la musique, il est justement éclairci par "Au contraire. Il faut cesser de penser" qui confirme qu'il ne s'agit pas de notre pensée courante.
Ceci dit, j'aime bien toutes vos citations.

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