LE CERCLE

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 la Crise

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Morgane
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MessageSujet: la Crise   Mer 22 Oct - 17:47

Vous avez peut être comme moi sué sur des articles et explications pour comprendre le pourquoi de la "CRISE" que nous vivons, ce bien malgré nous, mais nous savons qui paiera les pots cassés!
Et pour au final ne pas y comprendre grand chose tant tout ça est opaque et complexe?
Opaque, oui, tout est fait pour par les manipulateurs, complexe, non!
C'est en fait trés simple.
La "Bulle" financière c'est complétement deconnectée de "L'Economie Réelle" que l'on redécouvre avec surprise, parce qu'elle souffre de le "Crise".
L'economie "Réelle" c'est des entreprises, des vrais gens qui bossent, souvent pour pas grand salaire et qui voient fondre leurs emplois parce que les banques devenues prudentes ne prêtent plus! Au chomâge donc, un chomâge qui n'avait pas besoin de ça pour être en pleine forme, déjà bien nourri par les délocalisations et autres concentrations d'entreprises!
Lesquelles délocalisations ont pour but, en diminuant les coûts notament ceux des salaires, d'enrichir les actionnaires qui réclament toujours plus de dividendes!
Et il ne faut pas décevoir les actionnaires, surtout quand les patrons de la boîte sont, avec leurs stock options, les principaux de ces actionnaires!

Des patrons qui ne pensent pas à l'interêt de la boîte mais au leur, charité bien ordonnée...
Un cas, pas unique mais emblèmatique, Mr Daniel Bouton PDG de la Socièté Générale:
Salaire mensuel: 300 000 euros (non, y'a pas un zéro en trop), ce Mr trouvant cette rénumération insufifsante, à exigé en 2006, alors que la Crise s'annonçait, une augmentation de 25%, faites le calcul.
Mais ce n'est qu'argent de poche, il posséde 500 000 (là non plus pas d'erreur de zéro) Stock Options, offerte gracieusement par la SG!
Il a gagné 1,3 millions d'euros en jouant à la bourse sur les titres de sa banque au moment où les autres actionnaires étaient perdants!
Et ces mêms actionnaires l'ont maintenu à la tête de la SG aprés l'affaire Kerviel, c'est pas sa faute si un trader fou a fait joujou avec 50 milliards d'euros pour en faire perdre 5 à la banque, 5 qui s'ajoute aux 7 de pertes avouées dans la chute des Subprimes (une sacrée invention ça!)

C'est de là que vient la Crise: de la volonté des "Elites" des dirigeants qui sont sensés privilégier l'interêt général, de se remplir toujours encore plus les poches, de la deconnexion totale de la "Bulle Financière" par rapport à l'Economie Réelle.
On a beau nous seriner que ça n'a rien voir avec la Crise de 29, aux mêmes causes les mêmes effets, sauf que les responsables ne se suicident plus, au contraire, ils pleurnichent dans le giron de l'Etat qu'ils maudissaient avant, l'accusant de tous les maux et réclamant toujours plus de "Libéralisme".
Un libéralisme, un Laisser Faire absolu que lesdits etats leur ont gentiment octroyé, quitte à dénoncer les "Irresponsables" et à exiger une "Moralisation" du capitalisme, lequel est par définition totalement immoral!
Et ces mêmes Etats, le nôtre en tête, de trouver en catastrophe des milliards pour sauver la mise à ces goinfres inconscients de tout, sauf du montant de leur compte et de leur propre enrichissement!
"Les caisses sont vides" en France (qui les a vidé?) alors on restreint drastiquement le nombre de fonctionnaires, profs en tête, on rogne sur toutes les allocations surtout celles du chomâge, comme si l'immense majorité des chomeurs l'était par vocation...

On a donné aux grands patrons toujours plus d'avantages, ce qui ne les a pas empêché de délocaliser à tout va, on a tout simplement ignoré le "travailleur" cette créature archaïque qui ose réclamer qu'on rénumére décement le travail qu'elle fournit!
Enfin, on ne l'a pas ignoré complétement puisqu'on a mis au point des systémes de crédits destinés à lui pomper le peu de fric qu'elle gagne.
Et pas grave si elle ne rembourse pas, on reprend ce qu'on lui a vendu pour le revendre plus cher. C'est ça le jeu des Subprimes, des "Actifs pourris" qu'on refile aux autres banques, qui ne savent même plus si elles en ont ou pas!
Dépassez votre découvert autorisé de quelques euros et vous recevez un rappel à l'ordre immédiat! de la part de gens qui jonglent avec des milliards en rafflant un max au passage, et doivent reconnaître aujourd'hui qu'ils ne savent plus où ils en sont!

Cette définition de la Crise, vous paraît primaire, elle l'est peut être, je n'y comprends pas grand chose à l'Economie telle qu'ellle se pratique de par le monde, mais elle est juste!
Je suis historienne et j'en ai vu passer des "Crises". Depuis la chute du Système de Law sous la Régence (Lire Lagardére, le Bossu) jusqu'à la plus célèbre avant la nôtre, celle de 29! En passant par quelques moindres (Lire L'Argent de Zola)
C'est toujours le même mécanisme, la même volonté de ceux qui ont déjà beaucoup d'avoir encore plus, l'egoïsme, l'avidité... la spéculation effrénée.

Ce qui distingue celle que nous vivons c'st qu'avec l'informatique les milliards sont "virtuels", les perdus parce que les gagnés eux sont bien réels! Ils tournent autour de la planéte dans le vide du Web, suivant les conjectures des bourses. Facile pour qui s'y connaît de faire monter ou descendre des actions en lançant des rumeurs, et on rachète moins cher à New York ce qu'on a fait baisser quelques heures avant à Tokio (la 1ère bourse à ouvrir). Ces gens là ne dorment jamais!
Pour que le système fonctionne il faut que les fidéles derrière leurs écrans gagnent au jeu, les traders s'enrichissent vite, ils sont primés aux résultats.

Il n'y a plus rien de vrai, plus d'humanité, plus de travail , plus de gens, rien que le fric encore et toujours...
C'est ça l'Ultra Libéralisme d'aujourd'hui, qui n'a plus rien à voir avec la libre entreprise puisqu'il tue les entreprises!

Et sans boule de cristal je peux prédire que la Crise passée, parce qu'elle passera avec tous les dégâts collatéraux afférents, ça repartira de plus belle jusqu'à la prochaine fois!
Si le plus grand mensonge du Diable selon l'Eglise est de nous faire croire qu'il n'existe pas, le plus grand mensonge du Libéralisme est de nous faire coire qu'il peut profiter à tous et que tout le monde peut s'enrichir, et cette chanson là, tout un chacun; sauf quelques irréductibles; l'écoute avec délice!

Non, Dragon, va pas cramer les banquiers, faudrait encore aprés qu'on paye les primes d'assurance...
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vestale
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MessageSujet: Re: la Crise   Mer 22 Oct - 20:38

Bien parlé, je n'aurais dit mieux. j'ai fait partie des petits employés exploités. je travaillais comme documentaliste pour un des grands de la PQN (presse quotidienne nationnale). J'étais en contrat de qualification adulte à Paris où la vie est déjà chère et j'avais déjà un petit salaire à l'époque. Je suis restée deux ans et ensuite l'entreprise m'a proposé un cdd de 6 mois et rémunéré au même salaire que lorsque j'étais en contrat de qualification adulte. Une véritable exploitation financière, une arnaque...On me dit pas le budget mais cela n'empêche pas au grand patron de s'en mettre plein les poches. J'avais tout de même deux ans d'ancienneté et en plus le diplôme. mes collègues moins diplomés étaient payés bien plus cher.

Les pdg du cac 40 ont des salaires hallucinants et cela je le sais puisque déjà lorsque je travaillais dans la presse, je constituais des dossiers sur les stocks options, les golden parachute... Nous avions réalisé un tableau de comparaison entre les 40 premières entreprises côtées en bourse. Et ce sont des millions de français qui en payent les conséquences. oui de l'argent, il y en a mais réparties dans des poches peu scrupuleuses, qui ne pensent qu'à accroître leurs richesses au détriment des salariés, des ouvriers... Zola j'ai lu, l'argent oui mais aussi la fortune des Rougon, la Curée...

Autre sujet, la crise dans l'Education Nationale
Là, je suis dans l'Education nationale en tant que professeur-documentaliste contractuelle et si je n'ai pas le capes l'année prochaine, les personnes comme moi, on va les jeter bassement. On vise à supprimer les concours et tout mastériser (j'ai deux bac +3), et si on n'a pas de master d'ici 2010, je n'aurai plus le droit d'enseigner. je n'ai absolument pas les moyens de reprendre des études et je manque de temps pour me former au concours étant donné que je travaille 30 heures par semaine sans parler de la préparation des cours.
Pourtant on est bien content de me trouver lorsqu'il faut faire des remplacements car il n'y a presque personne dans ma branche. J'ai remplacé des personnes qui ne sont pas compétentes, j'ai trouvé des CDI (centres d'information et de documentation) dans un état lamentable. Et on compte sur qui, sur quoi ? Sur mon dynamisme, sur ma bonne volonté. Je vois des proviseurs ou principaux enthousiastes, plus que satisfaits de mon travail suite à l'effondrement autarcique de certains cdi. Mais après, quel devenir, quel avenir ?

J'en ai marre du copinage grands patron et politique, l'amitié c'est sacré mais pas au dépend de ceux qui souffrent.
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epiphyte
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MessageSujet: Re: la Crise   Mer 22 Oct - 21:34

Tiens, c'est marrant, je viens justement de poster un truc sur mon blog qui s'intitule la crise...
Ca reste des mots... mais du coup je vous le copie ici... :

Parce qu’on écrit toujours avec un fond de mélancolie, puisque l’œil d’autrui sublime le mot qui suinte, l’encre se répand sans pudeur sur les désirs du monde et l’auteur se noie aux méandres sournois des imaginations sans borne.
L’homme se perd.
Rien ne se récupère.
Toujours chercher un sens, et n’y trouver que du désir supplémentaire, ceux des autres.
Toujours chercher un sens, et n’y trouver que la larme absente de l’œil d’autrui.
Toujours chercher un sens, et s’éloigner des directions…
Je me perds au labyrinthe des souvenirs en partance, je me perds aux méandres des désirs en errance.
Ecrire pour écrire, sens dessus dessous, la direction m’est étrangère.
C’est la crise.

Je me promène aux rues salies de ma mémoire, dans une banlieue où j’ai grandi, derrière les fenêtres allumées les gens ont vieilli en faisant leur vaisselle. La crasse s’entasse au fond des sabliers, les éviers se remplissent et se vident, se remplissent et se vident, se remplissent… et se vident.
Le temps passe.
Un jeune couple me suit en chantonnant, chacun son oreillette pour partager une même chanson, celle d’un chanteur aussi jeune qu’eux, celle d’un souvenir qu’on construit en commun dans des ruelles brillantes, pleines de lendemain, à l’ombre des fenêtres où la vaisselle propre attend dans une machine.
Pour demain les torchons.
Pour demain les serviettes.
Quand l’utopie nous donne envie de tout mélanger sans question.
Je me promène dans ces ruelles où j’ai laissé des bouts de moi, avant qu’ils ne soient nés, avant qu’ils ne sachent que tout cela existait, je me promène et je me revois, l’oreillette pendante, les mains dans les poches, traînant une solitude pesante, jour à près jour, plus pesante que la moindre assiette sale.
Je me promène et c’est un cri à toutes ces assiettes cassées, déjà, en mille et un morceaux, au pied de l’évier bouché.
C’est la crise.

Je compte les jours, les semaines, les mois, les années, rien ne change, pourtant je ne reconnais plus rien.
Maison à vendre.
Terrain à bâtir.
Et les tours qui déjà se dressent où j’embrassais la première fois, à l’ombre des buissons ardents, mon école buissonnière s’est fait la malle, dans les caves la vaisselle s’entasse, les vieux éviers ébréchés trônent sur les poubelles d’une résidence déjà usée, on me regarde comme un étranger que je suis devenu, là où j’ai grandi comme ailleurs.
Je compte les secondes, les minutes, les heures, et déjà me voilà rendu, le temps c’est de l’argent, oui mais de l’argent je n’en ai pas.
C’est la crise.

Comme en temps de guerre, il faut songer à faire des réserves, tout va flamber ma bonne dame, bientôt on ne pourra plus alors achetons, achetons encore par paquets de douze, on aura bien le temps ensuite de faire les comptes, vendons nos parts d’argent mal placé, vidons les comptes.
C’est la crise, le banquier fait sonner le téléphone au moindre écart, l’état se porte garant des institutions bancaires mais les particuliers n’ont plus de garant.
Laissez moi rire avec la crise, moi qui n’ai pas un sou, qu’est-ce que ça change, aujourd’hui ? Rien. Absolument rien. Tout est toujours aussi cher, je n’ai toujours pas les moyens de me payer un appartement décent, et je vais peut-être devoir couper mon téléphone, ça m’évitera le rire absent du banquier, ça m’évitera de m’inquiéter pour rien, stop la télé, stop la radio, stop aux alarmistes qui s’en donnent à cœur joie pour se faire du fric sur le dos des plus dupes.
La crise, pour moi comme pour tous ceux qui n’ont pas le sou, elle commencera en janvier prochain, quand les banques augmenteront leurs tarifs pour nous faire payer les intérêts d’un prêt d’Etat qui ne rassure que les grosses fortunes.
Matelas plein d’argent liquide.
Je pisse sur la crise.
Je pisse sur les mots.

Ecrire pour écrire, quand on ne sait pas où on va on ne peut y aller que par des chemins détournés, les mots ne se pressent pas pour se faire entendre, le propos est plat.
Une plume qui meurt jour après jour sur la toile des errances communes.
Des phrases qui se disloquent.
L’esprit qui fuit.
Nous ne savons plus trop quoi dire, il n’y a plus rien à dire, la poésie s’est suicidée et le poète saigne de l’intérieur, comme toujours.
Plus rien, je vous dis… puisque c’est la crise !
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MessageSujet: Re: la Crise   Mer 22 Oct - 22:41

Deux des causes de la crise actuelle sont la dette de l'état et la création monétaire.

Depuis 1974 en France, à l’époque du serpent monétaire européen, l’État —et c’est pareil dans les autres pays européens— s’est interdit à lui-même d’emprunter auprès de sa banque centrale et il s’est donc lui-même privé de la création monétaire.
Donc, l’État (c’est-à-dire nous tous) s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés (principalement les banques), à qui il doit donc payer des intérêts, et cela rend évidemment tout beaucoup plus cher.

On ne l’a dit pas clairement : on a dit qu’il y avait désormais interdiction d’emprunter à la Banque centrale, ce qui n’est pas honnête, pas clair, et ne permet pas aux gens de comprendre. Si l’article 104, disait "Les États ne peuvent plus créer la monnaie, maintenant ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers", il y aurait eu une révolution.

Ce hold-up scandaleux coûte à la France environ 80 milliards par an et nous ruine année après année. Ce sujet devrait être au cœur de tout. Au lieu de cela, personne n’en parle.

En France ça aurait pu être différent, et ça l'était. On a confié au gouvernement la création monétaire en 1789 pour qu'il s'en serve AU BENEFICE du peuple, et non pas pour qu'il l'abandonne aux banques privées à qui il doit payer des intérêts et qu'on nous demande aujourd'hui de sauver par dessus tout avec capital et intérêt en empruntant à ces mêmes personnes.
Ça remonte donc à 1973, sous Pompidou (directeur de la Rothschild) quand Giscard passa le décret qui interdit à la France de créer son propre argent exempt d'intérêts.
La dette publique française est donc un canular mis en place en 1973, par VGE, dont le conseiller était PEBEREAU , aujourd'hui directeur BNP-Paribas, membre EBF et FED. Un autre Rothschild était présent, Jacques Henri Bujard qui aujourd'hui vérifie les comptes de la France.
D'ailleurs Thierry Breton est senior adviser chez Rothschild également.

À ce sujet, l'enregistrement vidéo d'une intervention publique d'Etienne Chouard, qui l'explique beaucoup mieux :

https://www.dailymotion.com/video/x6qay0_maastricht-article-104_news


Un des principaux problèmes de la crise monétaire est en fait ce que les économistes appellent la création monétaire.
D'où sort l'argent ? Qui le crée vraiment ? Le gouvernement ? Faux !
Pour bien comprendre le problème, voici un film d'animation remarquablement clair et vulgarisé qui risque d'ébranler quelques certitudes et éclairer quelques méconnaissances du système.
La crise actuelle n'est qu'un prémice à ce qui pourrait être l'implosion inéluctable d'un système basé sur l'USURE.
On y comprend mieux à quel point c'est exponentiel.
S'il n'y avait plus de dettes, il n'y aurait plus d'argent, puisque l'argent est créé par les dettes (principalement aux banquiers).

>>Visualiser le film de Paul Grignon : L'ARGENT-DETTE"<<
(attention il dure 3/4 d'heure mais après vous saurez tout)


Paul Grignon propose dans le film des "solutions", utopiques & inapplicables en l'état actuel, évidemment, mais intéressantes :
Il faudrait que les gouvernements puissent créer eux-même l'argent, au lieu de l'emprunter aux banques privées avec intérêts inremboursables.
Il faudrait aussi que les banques soient taxées sur leurs bénéfices.
Il faudrait également réduire leur taux multiplicateur (j'ai oublié le nom de cet indice) : du 9/1, on est passé à 30/1 et certains jusqu'à 60/1
Il faudrait que les banques soient des organismes au service du peuple et non à la recherche de leur propre profit
Il faudrait également supprimer les intérêts payables par les emprunteurs.
Il faudrait pour voir que tout le monde essaye de décider ensemble de retirer son argent des banques, ce qui obligerait à tout refonder sur du concret (le plus utopique évidemment).

J'ai dit tout cela sur LU mais je juge utile de le poster ici.

_________________
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Ici maintenant
sitôt dit sitôt enfui
as-tu profité ?

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MessageSujet: Re: la Crise   Jeu 23 Oct - 1:46

Je me garde pour un moment calme le visionnage de ces films.
C'est vrai que nous n'avons pas fini de payer cette crise.
Mais cela fait un moment que j'ai réalisé que l'économie, en tant que matière pure, était une vaste plaisanterie.
J'étais en première (et pour moi dernière) année de Sciences Po', et donc nous étudions l'Economie avec un grand E. Raymond Barre était à la mode, je me suis donc tapée ses livres. Hé bien, ses équations étaient bâclées, pour la plupart totalement erronées, voire fausses. Dans un sens, celles de Karl Marx dans "le Capital", n'étaient pas plus cohérentes.
J'ai réalisé que les économistes ne savaient pas plus ce qu'ils racontaient que les psychiatres. Tout cela est construit sur du vent, et maintenant nous affrontons la tempête. D'où les pauvres sortiront plus pauvres encore, et les riches bien plus riches.
Quant aux réductions d'effectifs dans la fonction publique, j'ai de quoi disserter aussi. "On" a supprimé mon groupe à la fin de l'été. Il faut dire que je m'occupais des jeunes du quartier. Pas rentable, pas productif, pas à la mode, pas assez de chiffres pour les statistiques. J'ai donc été versée dans un autre groupe, et même s'il y a beaucoup de travail, c'est plutôt moins fatigant.
Là où je vais me marrer, bien que ce ne soit pas drôle, c'est quand ça va commencer à flamber.
Pas rentables, les jeunes, je vous dis...
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MessageSujet: Re: la Crise   Jeu 23 Oct - 11:12

Je suis en partie d'accord avec vous (meme si bossant en école de commerce forcement je ne peux pas etre totalement d'accord)...

Juste une petite chose pour relativiser en fait, puisque le reste n'est soit pas glorieux soit une question de point de vue.
Ce que font les géants de l'industrie, ou autre, c'est la meme chose que tout le monde, mais a leur niveau. Et quand je vois que les crédits des ménages augmentent en période d'Euro de football, tout ca pour s'acheter des plus grandes TV, ben je me dis que la france est pourrie à tous les niveau...
Reflexion un peu elitiste peu etre (bouuuuuh, ces pauvres qui regardent le foot et la TV, quelle horreur !) mais qui m'attriste.

Ce n'est pas le systeme qui est pourri, c'est l'homme...
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Morgane
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MessageSujet: Re: la Crise   Jeu 23 Oct - 15:27

"Ce n'est pas le système qui est pourri, c'est l'homme"! Mais comme c'est l'homme qui fait le système, le système est pourri!

Edifiantes les vidéos, elles confortent ce que j'ai dit, sans être une anlyste économique!
"L'argent dette" est remarquablement bien fait, pédagogique sans être ennuyeux une seconde, j'ai pas vu passer les 3/4 d'heures.
J'ai enfin compris pourquoi les Etats sont endettés, ne créant pas leur propre argent, ils dépendent entierement des banques, de quelques banques privées et richissimes auprés desquelles les banques publiques malgré leurs magouilles sont des plaisantines.
Le vrai pouvoir (mais c'est pas un scoop) est aux mains de quelques uns qui n'ont qu'un but: s'Enrichir encore et toujours. Et parce qu'ils tiennent l'argent ils tiennent les Etats, ils tiennent le monde, un monde qu'ils poussent à détruire pour toujours gagner plus!
Les Energies renouvelables ne sont pas dévellopées parce que à terme, une fois amorti leur mise en place, pas rentables, une énergie qui se fait toute seule, aucun interêt, ça ne rapporte plus!

Ce que dis Etienne Chouard sur le contrôle des salaires est atterant mais vrai. Tenir les salaires, c'est tenir les gens, pas question qu'ils se mettent à gagner de quoi vivre décement, ils n'emprunteraient plus pour s'acheter des écrans plats à foot!
Que les banquires aient financé Hitler, banquiers du monde entier, qu'ils aient continué même enpleine guerre, on le sait, mais on ne veut pas le savoir, pas savoir qu'ils préfèrent une bonne dictature musclée qui tient le populo à toute forme de démocratie si bâtarde soit-elle.
Le populo est fait pour dépenser, surtout pas penser, et rien de tel qu'une bonne guerre pour vous requinquer une économie!
Si une guerre en Europe est aujourd'hui inconcevable, ce ne sont pas les terrains de jeu qui manquent, le Moyen Orient est idéal à ce titre, et le terrorisme un argument béton!
Qui finance le terrorisme? Ceux qui ont interêt à l'entretenir pour tenir les peuples des démocraties dans la crainte de voir leur confort menacé par une poignée de barbus qui sont eux mêmes manipulés, mais ça bien sûr on le dit pas!

Ce sont toujours les mêmes, les Banquiers de l'Ombre pour qui seuls comptent leurs propres interêts. le reste de l'humanité ne compte que comme producteur de fric, toujours et encore plus pour eux, c'est pour ça qu'on ne combat pas la pauvreté, il faut des pauvres, en masse, qu'on pousse à la révolte quand c'est necessaire, contre les "mauvais" gouvernements qui sont remplacés par pire!
Et TOUS les gouvernements sans exception sont fautifs et inféodés à ces gens là!
Et on nous fait croire qu'en démocratie on a le choix!!! Que le gouvernement gouverne dans l'interêt du peuple alors que tout prouve le contraire!

Ecoeurant et déprimant, si c'est ça le Monde Réel, j'éloigne définitivement Avalon de ces turpitudes!
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